Quand un prospect vous demande une présentation de votre activité, quelques phrases dans un courriel ne suffisent pas toujours. Une plaquette peut alors présenter votre offre de façon structurée, à condition de répondre aux questions du lecteur plutôt que d’aligner les qualités de l’entreprise. Le format dépend de son usage : document à envoyer après un premier échange, support de rendez-vous ou dépliant destiné à un salon.
L’exemple ci-dessous est fictif : ses pages, ses services et ses résultats sont des paramètres de travail, pas des données de marché. Vous pourrez les remplacer par vos propres informations, puis choisir entre un PDF concis et une version imprimée.
Que doit montrer un exemple de plaquette commerciale ?
Une plaquette commerciale est un support de présentation qui aide un prospect à situer votre entreprise, à comprendre votre offre et à savoir quelle suite donner. Elle ne remplace ni un devis détaillé ni un échange de découverte. Son rôle est de rendre votre proposition lisible au moment où le lecteur doit décider s’il souhaite en savoir davantage.
Pour bâtir un exemple exploitable, partez d’une situation précise. Imaginez une PME fictive qui propose des services de maintenance informatique à des petites structures. Son document s’adresse à deux publics : les dirigeants qui veulent limiter les interruptions de service et les responsables administratifs qui ont besoin d’un interlocuteur identifiable. Ce choix de cible est un paramètre d’exemple, pas une statistique sur le marché.
La plaquette doit répondre à quatre questions : quel problème traitez-vous, pour quel type de client, comment intervenez-vous et quelle action le lecteur peut-il entreprendre ? La présentation de l’entreprise vient ensuite, lorsqu’elle apporte un élément utile à ces réponses. Pour replacer le support parmi les autres actions prévues, vous pouvez l’inscrire dans un plan de communication pour votre PME.
Quels critères retenir avant de choisir le format ?
Commencez par l’usage. Un PDF envoyé après un rendez-vous doit être facile à consulter à l’écran et à transmettre en interne. Un document imprimé remis sur un stand doit se comprendre rapidement, même si le lecteur ne dispose que de quelques minutes. Si vous prévoyez les deux usages, concevez une base commune puis vérifiez séparément la lisibilité à l’écran et sur papier.
Précisez ensuite le lecteur principal et l’objectif. Une seule plaquette ne peut pas nécessairement répondre aux besoins de tous vos publics. Si deux catégories de clients attendent des bénéfices très différents, vous pouvez préparer deux variantes courtes plutôt que de multiplier les messages dans un document unique. La règle éditoriale est simple : une idée importante par page, un vocabulaire concret et des preuves que vous pouvez justifier.
Bpifrance Création recommande de coordonner les actions de communication et de les rattacher aux objectifs, aux publics, au budget et aux canaux retenus dans le plan ; la plaquette gagne donc à être cohérente avec les autres supports de votre entreprise, selon ses repères pour construire un plan de communication. Vous pouvez retrouver d’autres sujets de cette rubrique dans les contenus de marketing et stratégie.
PDF, dépliant ou document détaillé : quelle option retenir ?
| Format | À privilégier si… | Point de vigilance |
|---|---|---|
| PDF court | Vous transmettez le document par courriel ou après un échange | Vérifiez le confort de lecture sur un écran de téléphone et ajoutez des coordonnées cliquables si le support le permet |
| Dépliant imprimé | Vous le remettez en main propre lors d’un événement ou d’une visite | Le texte doit rester lisible une fois plié ; contrôlez le rendu sur un exemplaire papier |
| Présentation détaillée | Votre offre comprend plusieurs prestations ou étapes | Évitez de reproduire une proposition commerciale complète qui vieillira rapidement |
Ces options ne sont pas des normes : ce sont des choix de production à tester avec vos lecteurs. Bpifrance Création présente les plaquettes comme l’un des supports possibles d’une action de communication et insiste sur la cohérence entre les actions ; son article consacré aux actions commerciales et à leur suivi rappelle également l’intérêt de mesurer les retours pour décider de poursuivre ou d’ajuster.
Comment construire un exemple de plaquette commerciale ?
Voici une maquette fictive en six pages. Les nombres ci-dessous décrivent uniquement cet exemple : ils ne constituent ni une recommandation universelle ni des résultats réels.
- Page 1, la promesse. Indiquez le nom de l’entreprise, le public visé et le problème traité. Exemple fictif : « Maintenance informatique pour les petites structures qui veulent réduire les interruptions de service ». Évitez les formules vagues comme « une équipe à votre écoute » si vous ne les reliez pas à une prestation identifiable.
- Page 2, la situation du client. Décrivez deux difficultés courantes observées dans vos échanges avec vos clients, en vérifiant qu’elles correspondent réellement à leurs besoins. La PME imaginaire peut évoquer des pannes récurrentes et le manque de visibilité sur les interventions ; une entreprise réelle doit remplacer ces éléments par des constats vérifiables.
- Page 3, trois offres fictives. Présentez trois services avec, pour chacun, le besoin traité, le contenu et les conditions éventuelles. Ces trois offres servent à illustrer la maquette. N’affichez pas de prix ou de délais qui ne seraient pas confirmés, et distinguez clairement ce qui est inclus de ce qui dépend d’une étude préalable.
- Page 4, la méthode. Décrivez quatre étapes fictives : recueil du besoin, diagnostic, proposition d’intervention, puis bilan. Remplacez-les par votre processus réel. Si une étape dépend du client, d’un prestataire ou d’une contrainte technique, précisez cette condition plutôt que de présenter le déroulement comme automatique.
- Page 5, une réalisation. Utilisez un cas client uniquement avec des informations exactes et l’autorisation nécessaire pour le nommer. Si vous ne pouvez pas publier un cas réel, présentez un exemple fictif clairement identifié comme tel, sans chiffre de résultat présenté comme une performance constatée.
- Page 6, la suite à donner. Faites apparaître un moyen de contact, le rôle de la personne à joindre et une action explicite : demander un échange, transmettre un cahier des charges ou solliciter un diagnostic. Limitez les choix proposés afin que le lecteur sache quoi faire.
Cette structure peut être raccourcie ou réorganisée. Pour une offre très simple, réunissez la présentation et la méthode ; si plusieurs services exigent des explications distinctes, remplacez le cas fictif par une page dédiée à chaque besoin. Pour une jeune entreprise, les échanges avec des clients potentiels et l’analyse de la demande peuvent aussi aider à vérifier que les problèmes évoqués dans la plaquette correspondent bien au marché ; un exemple d’étude de marché à adapter peut servir de point de départ.
Quelles mentions et quels contenus vérifier ?
Une plaquette est un document publicitaire. Le Code de commerce prévoit que les personnes immatriculées indiquent certaines informations sur leurs documents publicitaires, notamment leur numéro unique d’identification, la mention du RCS avec la ville du greffe et le lieu du siège social, selon les cas prévus par l’article R123-237 sur Légifrance. Les sociétés commerciales doivent également vérifier les indications complémentaires prévues par l’article R123-238, notamment celles relatives à leur forme. Les obligations varient avec le statut : contrôlez le texte applicable à votre situation et demandez conseil à votre expert-comptable ou à un avocat en cas de doute.
Avant diffusion, vérifiez aussi chaque affirmation commerciale. Une référence client, une certification, une garantie, un délai annoncé ou un chiffre de performance doit être exact, à jour et justifiable. Assurez-vous que les images peuvent être utilisées, que les personnes identifiables ont donné les autorisations nécessaires et que les coordonnées indiquées fonctionnent. Une adresse électronique erronée peut suffire à rendre le support inutilisable.
Comment vérifier que la plaquette fonctionne ?
Relisez la maquette avec une personne qui ne connaît pas votre activité. Après une lecture rapide, demandez-lui de nommer le public visé, le service proposé et l’action attendue. Si ces trois éléments ne ressortent pas, simplifiez le texte ou rendez-les plus visibles. Vérifiez aussi que les pages ne répètent pas la même promesse et que chaque exemple est clairement présenté comme réel ou fictif.
Pour suivre le résultat, définissez une période de test et un indicateur adapté à l’usage. Dans un scénario fictif, vous pourriez distribuer le document à vingt contacts ciblés pendant un mois, noter les demandes reçues et demander à chaque contact comment il a obtenu la plaquette. Ces valeurs sont des paramètres d’exemple, pas une prévision de résultats. Comparez les retours à l’objectif de départ : une plaquette remise après rendez-vous peut soutenir la compréhension de l’offre sans être, à elle seule, la cause d’une vente.
Enfin, comparez la version papier et le PDF si vous utilisez les deux. Notez la manière dont chacun a été remis, les questions récurrentes et les informations qui manquent aux prospects. Ajustez ensuite un élément à la fois, par exemple le titre, l’ordre des offres ou l’appel à l’action. Cette démarche permet de distinguer un problème de contenu d’un problème de diffusion, et de garder une plaquette cohérente avec vos autres démarches de prospection.
Questions fréquentes
Combien de pages prévoir pour une plaquette commerciale ?
Il n’existe pas de nombre universel. Dans l’exemple fictif proposé ici, six pages permettent de présenter une activité, trois offres, une réalisation et les coordonnées. Pour une offre simple, un recto-verso peut suffire ; plusieurs publics ou prestations peuvent justifier un document plus détaillé. Choisissez la longueur en fonction des informations utiles et du temps de lecture disponible.
Faut-il afficher les prix dans une plaquette commerciale ?
Cela dépend de la stabilité de votre offre et de la manière dont vous vendez. Un prix clair peut aider lorsque les prestations sont standardisées et comparables. Si le montant varie selon le périmètre, expliquez plutôt les facteurs qui le déterminent et indiquez comment obtenir une proposition adaptée. Vérifiez que tout prix mentionné correspond aux conditions réellement applicables.
Une plaquette commerciale doit-elle comporter des mentions légales ?
Certains renseignements sont exigés sur les documents publicitaires des personnes immatriculées. La liste dépend notamment de votre statut et de votre situation. Vérifiez les informations applicables à votre entreprise dans le Code de commerce et faites contrôler le document si vous avez un doute, en particulier si votre structure, votre siège ou votre activité a récemment changé.



