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La start-up medtech grenobloise Uromems lève 14 millions et continue le développement de son dispositif révolutionnaire

Publié le Mardi 15 Novembre 2016

Proposant une solution médicale permettant de lutter efficacement contre l'incontinence, la jeune pousse originaire de l’Isère a su séduire un solide panel d'investisseurs européens. le début d'une nouvelle ère pour le financement des start-ups medtech françaises?

14 millions€ : c’est la coquette somme qu’Uromems, société medtech grenobloise viens de lever.

Développant un dispositif médical implantable permettant le traitement de l’incontinence urinaire, celle-ci a en effet convaincu le fond allemand Wellington Partners d’investir 12 millions auxquels sont venus s’ajouter 2 millions issus d’investisseurs divers (BPIFrance notamment).

Un concept très largement primé

Lauréate de nombreux prix (prix de thèse IEEE EMBS, trophée Grenoble Innovation Fair (catégorie Biotechnologie et Santé), lauréat du Concours de Création d’Entreprises Innovantes du Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, lauréat du Concours Mondial d'Innovation - Phase 1 et Phase 2), le passage à l’étage supérieur sonnait comme une évidence mais la direction voulait être réellement prête pour amorcer au mieux le développement de leur produit. 

« Nous avons pris beaucoup de temps pour réfléchir à chaque détail avant de démarrer le développement d’un dispositif qui réponde vraiment aux besoins cliniques » commente Hamid Lamraoui, co-fondateur et Président d’UroMems.



Enfin une capacité d'investissement suffisante pour les start-ups medtech françaises?

 
Une patience qui paye donc et qui fait dire au Dr. Rainer Strohmenger, General Partner de Wellington Partners « Le caractère très innovant, l’esprit entrepreneurial et les succès remarquables de l’équipe d’UroMems nous a vraiment impressionné » avant d’ajouter « nous sommes convaincus que la technologie développée par UroMems a les capacités de disrupter un marché de l’incontinence urinaire d’effort au potentiel considérable représentant à ce jour 50 millions de patients au niveau mondial ».

Encore un signal positif pour l’ecosystème medtech français qui, dans la foulée notamment de Carmat, qui développe un cœur artificiel très prometteur, semble très bien se porter. En effet, alors que les jeunes pousses spécialisées dans le domaine médical devaient la plupart du temps émigrer outre-Atlantique pour financer le stade « clinique » de leur développement, il semble aujourd’hui que les investisseurs européens aient pris conscience du potentiel des start-ups locales. Une excellente nouvelle pour les millions de patients souffrant d'incontinence en tous les cas!

Nathanaël Fattier

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